Regina Coeli

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LA MÉMOIRE DU PASSE EST UNE FORCE DE VIE.

Est-il superflu de nous souvenir de ce passé de courage que, les sœurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide ont vécu dans les Alpes-Maritimes ?

En ce temps-là auraient-elles imaginé que cela dure encore, même modestement, au 21ème siècle ?

En ce temps – là ! En 1841 ! il y a 174 ans… déjà les sœurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide étaient, au service des pauvres dans les hôpitaux de Sospel, Utelle, Briel, petits vitrages du Comté de Nice! Et dans l’État Sarde.

L’Hospice Saint Eloi à SOSPEL qui accueillait les passants et les pèlerins depuis 1717, fut confié en 1841, à la Congrégation des « sœurs grises » à la demande de la Municipalité, adressée au gouvernement de Turin…l’Évêque de Nice avait fait l’éloge de ces sœurs très dévouées à l’hospice de Nice.

Dès 1842 les sœurs y accueillirent, pour les instruire, les petites filles du pays.

Mais afin de continuer l’œuvre d’enseignement face aux lois de laïcisation, et de diverses oppositions Ces sœurs enseignantes durent souvent déménager en 1861, 1897, 1903, 1908, mais les sœurs hospitalières ne furent pas inquiétées…

En 1973, une pétition témoigne de l’estime que les habitants de Sospel avaient, pour les sœurs rappelant que leur village avait donné 14 religieuses à « l’Ordre de Savoie » Malgré cela les sœurs quitteront Sospel le  21 février 1974.

UTELLE  L’Hôpital et l’école étaient gérés par les Sœurs de la Divine Providence depuis 1834, les « sœurs grises » Ces remplacèrent en 1842. Elles purent en 1850 ouvrir des classes pour les filles. Elle fonctionna jusqu’en 1902, au moment des lois de laïcisation…

BREIL sur ROYA L’Hôpital ouvert aux pauvres et malades, avait dans ses locaux une école… en 1838 la Congrégation fut autorisée à ouvrir une école pour les filles. Et en 1860 l’enseignement jusque-là dispensé en italien fut donné en français.

Les locaux étant insuffisants une riche dame donna sa vaste maison pour que les filles, y soient instruites par les religieuses.

L’Hospice devenu vétuste vint rejoindre l’école primaire et ouvrit un asile pour les enfants. Cela fonctionna jusqu’au moment des lois de laïcisation en 1909.

En 1944 au cours de la guerre les sœurs et leurs malades durent fuir en Italie, pour ne revenir qu’en 1945 reprendre leur travail de soins jusqu’en 1990, où la communauté se retira.

NICE

En 1883 un frère de Saint Jean de Dieu fait appel, aux sœurs de la Charité pour le remplacer à la Fondation de Bellet, un Hospice qui reçoit des garçons infirmes ou rachitiques, il faut les soigner et les instruire. Elles répondent à son appel et s’y dévouent jusqu’en 1931, ayant, entre temps, obtenu que l’on y reçoive aussi des fillettes…Quand cet Hospice est confié au Bureau de Bienfaisance de Nice, en 1941 une école y est érigée puis un internat pour garçons et filles. Les sœurs y resteront jusqu’en 1985.

Hôpital de la Sainte Croix fut confié par les Pénitents Blancs aux Sœurs de la Charité de Jeanne Antide Thouret en 1884. Elles l’administrèrent de leur mieux jusqu’en 1891 pour soigner et nourrir les malades.

Depuis fort Longtemps existait à Nice un Bureau de Bienfaisance ; c’est en 1885 que les administrateurs demandèrent aux Sœurs de la Charité de prendre en mains, ce service devenu ensuite Bureau d’Aide Sociale ou BAS.

Elles furent chargées de la pharmacie de la distribution des secours.. Puis Ce CCAS leur confia l’accueil de nuit pour les femmes. Les sœurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide Mouret s’y dévouent encore en ces années du 3éme millénaire, en 2015.

L’œuvre du fourneau Économique dirigée depuis 1906 par Ces sœurs de la Sainte Enfance de Digne est confiée en 1993 aux Sœurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide Thouret. Les sœurs de la Communauté de Regina Coeli de Nice continuent encore et quotidiennement, au n°2 de la rue Badat, à distribuer la nourriture et d’autres secours aux plus démunis en ces années du 3éme millénaire!!  (2015)

D’autres lieux bénéficièrent de la présence des Sœurs de la Charité, comme les Foyers Logements à Nice dès 1971 : foyer de la ‘fontaine de la Ville’, Maisons de retraite ‘Fornero-Baretti’

Des communautés en H.L.M à Nice Saint Augustin (1976-1984), à Saint Laurent du Var (1984), à Cagnes sur Mer (1971-1993) ont été au service des pauvres, des personnes âgées, pour la catéchèse, l’alphabétisation et la liturgie dans les paroisses…

ÉCOLE REGINA COELI à NICE

En 1897, refusant la laïcisation de l’enseignement, des laïcs, qui désiraient donner un enseignement chrétien à la jeunesse niçoise, créèrent une Société Immobilière dans un immeuble rue Spitaliéri à Nice et y installèrent une école libre aussitôt confiée aux sœurs de la Charité comme un complément normal de l’École primaire de l’Hospice de la Charité…

Aussitôt trois religieuses ouvrirent un externat sous le nom de ‘Regina Coeli’ et y reçurent jusqu’à 140 élèves en 1906. Les sœurs y enseignèrent jusqu’en 1982.

Il devint nécessaire de trouver des locaux plus adaptés et la Congrégation acheta un terrain, pour y édifier un vaste bâtiment : la nouvelle ‘Regina Coeli’ au numéro 5 de l’avenue George V !!  Actuellement c’est une école primaire florissante qui reçoit plus de 400 élèves.

L’œuvre éducative s’y poursuit avec un enseignement chrétien donné par une sœur de la Charité, et une équipe de catéchistes et de parents. Une Communauté des sœurs de la Charité de Sainte Jeanne Antide  réside sur place se donnant à la catéchèse, à la paroisse et, dans le Vieux Nice, au service des plus démunis au fourneau Économique.

Décidément Sainte Jeanne Antide est une pionnière remarquable !

Dans quelque temps paraîtront quelques nouvelles de la vie quotidienne des accueillis au fourneau économique et de la vie nocturne à l’Accueil de nuit…Tout cela a une grande importance pour les habitants de Nice, cette du soleil; vitre du tourisme où beaucoup de détresses viennent chercher refuge.